New York : The Ocean Race Atlantic

C’est le jour J. Ce matin, depuis le Financial District de Manhattan, Benjamin a enregistré un premier vocal avant de rejoindre la marina de Brooklyn. Le retour des vocaux de Pépino, comme il dit. On vous retranscrit tout ci-dessous.

 

Mais d’abord, deux mots sur la course, pour ceux qui découvrent.

 

C’est quoi The Ocean Race Atlantic ?

 

The Ocean Race Atlantic, c’est une première dans l’histoire de la course au large : un sprint transatlantique New York → Lorient sur des IMOCA volants, soit 3 200 milles nautiques (environ 6 000 km) à toute allure. Une semaine de course, des foils, du vent fort et des équipages 100% mixtes, deux femmes et deux hommes, plus un journaliste embarqué.

Benjamin prend le départ sur United by the Ocean, avec Paul Meilhat, Mariana Lobato et Sarah Stone et Marin Le Roux en reporter embarqué.

 

📍 Suivre la course en temps réel (carto, classements, news) : theoceanrace.com/fr/atlantic/2026

📱 Suivre Benjamin au quotidien : @benjamin_envoie_le_pepin

 

 

Le vocal du matin — 8h32, Big Apple

 

Retranscription du message vocal enregistré par Benjamin le matin du départ.

Bon bah ça y est, c’est le retour des petits vocaux de Pépino. On est le matin du départ, il est 8h32 côté Big Apple, de l’autre côté de l’Atlantique. Je viens de me réveiller après une bonne nuit de sommeil de 10 heures, et aujourd’hui c’est le grand jour.
Un départ un peu particulier, parce qu’on va quitter la baie de New York avec ce qu’ils appellent une parade; un faux départ. Pour éviter les mammifères marins qui rôdent devant la baie, on va sortir à petite vitesse et passer toute la journée à aller au large. Le départ officiel ne sera donné que mercredi à midi heure française, 10h universelle, soit 6h du matin heure new-yorkaise, demain matin. On va donc partir dans l’incognito, au large de New York, avec cet équipage que je ne connais pas encore bien — Sarah et Mariana — et puis Paul, que je connais bien lui, et sur un bateau que je connais de mieux en mieux.
Je suis trop content d’avoir enfin réussi à faire du bateau à New York, parce qu’il y a deux ans j’avais essayé de venir jusqu’ici et je n’avais pas réussi : j’avais cassé mon bateau et j’avais atterri aux Açores. C’était un peu différent de New York… Là, c’était magique.
Cette semaine on a eu des runs de vitesse devant la Statue de la Liberté. Vraiment magique. Et surtout, trop content de retourner sur l’eau : ça fait quatre mois que je n’avais pas pris le départ d’une course. Il y a toujours un peu d’appréhension, j’ai l’impression que je me demande si je sais encore faire du bateau. Je ne sais pas si c’est comme le vélo et que ça ne s’oublie pas, mais on va voir ça dans les premières heures.
La transat devrait durer entre 7 et 10 jours, assez rapide, avec du vent fort rapidement. Comme dirait Jean Le Cam : pour gagner une course, il faut la terminer. Donc le premier enjeu, c’est d’arriver de l’autre côté. Le deuxième, c’est vraiment de s’amuser, en équipage, c’est quand même un peu plus rassurant qu’en solitaire. Plus on est heureux, plus on va vite. Ça avait marché sur l’Ocean Race Europe qu’on avait remportée avec Paul alors on va essayer de reproduire cet état d’esprit à bord. Et le troisième objectif pour moi, c’est de continuer à progresser. J’ai la chance de naviguer avec Paul Meilhat, qui est un des meilleurs marins sur le circuit aujourd’hui, très intuitif dans sa façon de naviguer. Moi j’essaye d’être une petite éponge dans le cockpit, de m’immerger et de retenir tout ce que je peux emmagasiner comme expérience. J’essaierai de vous tenir au courant tout au long de cette traversée qui s’annonce intense et humide. Je vous embrasse. 🌊